lundi 17 mars 2014

A 30 km de Paris

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Derrière chez moi, savez-vous quoi qu'il y a ?
Il y a un p'tit bois derrière chez moi,
Il y a des chemins qui sentent la noisette
Il y a très tôt le matin un héron qu'on dérange 
des oiseaux qui pioupioutent  
des lapins qui folâtrent et parfois un chevreuil 
aussi peureux que les violettes qui s'étalent à l'ombre du sous-bois
Et tant de choses encore
Il y a tout ça derrière chez moi
A 30 km à peine de Paris.


Pourtant j'ai des envies d'ailleurs. 
Puissantes.
J'ai lu Sépulveda et depuis 
je rêve de voir fleurir le désert d'Atacama 
de traverser le haut plateau bolivien
de visiter Cartagena de Indias
de monter au Chimborazo
de visiter l'île des géants en Birmanie
et  de voir, enfin ! la baie d'Along.
Quelques projets en route de poste intéressant (chut !) 
qui me permettraient d'allier finances et voyages....





mercredi 12 mars 2014

Gérard

Gérard, un ami, un vrai. 
Fidèle.  Indéfectible.
L'ami c'est cette personne à qui on ne dit pas tout mais à qui on peut tout dire. Un repère solide et confiant sur nos routes respectives.
Nous sommes rarement d'accord et bien que  nos rencontres se soient espacées, je m'inquiète pour lui ou me réjouis c'est selon ... 
il y a entre nous une sorte de bienveillance naturelle et tendre
"parce que c'était lui, parce que c'était moi"

Cette semaine il fêtait ses 60 ans.
Il a réuni le temps d'un week end, des personnes qui ont compté dans sa vie,collègues et proches. 
Et moi qui rechigne en général à la compagnie d' inconnus, moi qui craint ces rassemblements, que je vis comme des sortes de bilans  mitigés -voire cruels- en ce qui me concerne même si je sais que je suis "injuste" en disant cela
Et bien là, ce fut doux, plein de sens, de délicatesse, de profondeur, d'échanges, une succession de petits moments de grâce.
Et même l'expérience terriblement inconfortable de la nuit, dans la bulle au milieu de la forêt (formule originale que je peux maintenant  déconseiller...) avait quelque chose de burlesque et de décalé : à l'image de notre rencontre à Aix aux gad'zards, il y a ....
(je dois d'abord faire une soustraction.. ;-)) 38 ans ?



mercredi 26 février 2014

Paco de Lucia

Paco est mort aujourd'hui. 
Et me reviennent les "bœufs" de Georges (le corse) et ses amis musiciens qui jouaient pendant que moi, jamais très loin je bossais...
Rythmes de bossa nova, samba, jazz, flamenco ont bercé mes soirées, mes nuits parfois. J'avais vingt ans.
Quelle chance j'ai eue de vivre cela !

https://www.youtube.com/watch?v=2oyhlad64-s

et cet article du nouvel obs :
 http://tempsreel.nouvelobs.com/video/20140226.OBS7693/paco-de-lucia-3-videos-mythiques-du-genie-du-flam




vendredi 14 février 2014

Spleen

                         Le ciel était trop bleu,trop tendre,
                         la mer trop verte et l'air trop doux.
                         ...................................Je suis las,
                         Et de la campagne infinie
                         Et de tout, fors de vous, hélas !
(Verlaine)



vendredi 31 janvier 2014

la librairie café







Encore une histoire de bouquins... 
Après j'arrête, promis juré ! Mais mon activité professionnelle est drastiquement réduite jusqu'en mai, alors pour un peu, je me sentirais presque désœuvrée, comme à la retraite ;-))  
La librairie de Bussy ayant  fermé ses portes,  j'en ai adopté une, toute nouvelle,  à Crécy-la chapelle, tenue par deux jeunes femmes très investies. On se gare facilement et c'est une raison suffisante pour que je la préfère à celle de Lagny.

Ouvrir une librairie en 2013, il faut être sacrément audacieux, voire  un brin téméraire ! Non ? 
Je suis donc très très admirative... et puis le petit  salon de thé au fond, pour discuter de tout ou de quelque chose, avec n'importe qui, le temps d'une pause, c'est tout simplement un petit plaisir minuscule délicieux.
Hier une animation pour adultes lecteurs. Je n'avais jamais eu l'occasion de venir défendre un livre... Expérience sympa dans une ambiance conviviale et chaleureuse 
 J'avais choisi deux livres/films. Deux livres de littérature étrangère le premier écrit en espagnol et  le second en anglais mais visionnés tous deux en VO (italien et anglais)
Une ardente patience de Antonio Skarmeta (1987) et ce, pour de multiples raisons. 
D'abord parce que Skarmeta en personne a écrit le scénario  du film "le facteur" tiré du roman: observer  les modifications entre ces deux formes de récit qui lui sont imputables est donc particulièrement intéressant. Ce monsieur, écrivain, auteur de scénarios pour le cinéma et la télévision, a par ailleurs  animé une émission littéraire, et de surcroît a reçu le prix du livre de jeunesse pour la tolérance décerné par l'ONU en 2002 pour "la rédaction". Il avait donc toute sa place dans cette soirée dédiée aux rapports entre littérature et cinéma. 
Deuxième raison : j''ai aimé cette histoire toute simple, délicate, parfois malicieuse, une  relation entre deux hommes - Neruda et Mario, le facteur - pendant la dictature naissante de Pinochet. Le poète va aider le facteur à séduire la belle Beatriz. 
Un hymne à l'amour et à la poésie. 
Je viens de découvrir que le titre était extrait d'un vers de Rimbaud que Neruda a inclus dans son discours et commenté lors de la cérémonie de la réception de son prix Nobel en 1971.
Raison 3, je suis souvent à l'affût de petits livres (155 pages) très bien écrits pour échanger avec quelques uns de mes enfants "petits lecteurs" .
Enfin, l'histoire tragique de l'acteur principal du film, Massimo Trosi, qui meurt d'épuisement le lendemain du tournage, et c'est en filigrane toute l'histoire du cinéma italien qui revient à la mémoire.
http://www.liberation.fr/culture/1996/04/27/cinema-film-italien-au-succes-surprenant-le-facteur-prend-le-temps-d-installer-une-histoire-la-renco_167314

Les vestiges du jour roman de Ishiguro, film de James Ivory
J'avais lu le roman et visionné le film juste après, et tout naturellement, Miss Kenton avait  pris le visage d'Emma Thompson, Anthony Hopkins celui de Monsieur Stevens. J'avais aimé cette histoire d'un majordome anglais régnant sur la domesticité d'un vieil aristocrate anglais et qui par une conception corsetée de son rôle, va oublier de penser, d'éprouver, et d'aimer, dans le contexte historique de l'entre deux guerres et de la montée du nazisme. La relecture fut délicieuse : l'histoire d'amour inaboutie entre les deux personnages pleine de pudeur, toute en retenue est bouleversante. L'écriture admirable, soignée, juste, concise, très british  permet une analyse des personnages tout en finesse, tout en délicatesse. C'est tout simplement superbe
D'autres ouvrages ont été présentés que je lirai bien sûr et dont je vous reparlerai ;-))



mardi 28 janvier 2014

Lectures (3)

Allez, puisque vous en voulez encore...
Un temps fou de Laurence Tardieu
C'est une relation professionnelle entre une femme écrivain, scénariste et un homme de cinéma.  Ils ne se côtoient que peu de temps mais cette rencontre s'avère déstabilisante pour Maud. C'est elle qui parle et nous la suivons dans ses errements, ses illusions, ses extases, ses aveuglements. Elle décrypte ce sentiment amoureux et la montée du désir.  C'est écrit sans une once de mièvrerie,sur une tonalité douce-amère. Les phrases courtes, hachées qui font parfois "cliché" et que je n'aurais pas supporté ailleurs, sonnent juste. J'ai adoré. 

Des fleurs pour Algernon Daniel KEYES (1966) 

Je colle la quatrième de couverture
Charlie Gordon est un simple d’esprit travaillant dans une boulangerie. Le soir, il fréquente les cours pour attardés de la psychologue Alice Kinnian. Il veut devenir intelligent, être normal. Et cela tombe bien, le Pr. Nemur et le Dr. Strauss sont parvenus à décupler l’intelligence de la souris Algernon grâce à un traitement révolutionnaire. Prochaine étape : l’expérimenter sur un sujet humain.
Après l’opération, l’intelligence de Charlie s’éveille peu à peu. Il redécouvre alors le monde qui l’entoure et voit sous un jour nouveau les événements de sa vie antérieure. Sur le plan affectif, il explore des sentiments qu’il n’éprouvait pas auparavant.Mais une question se pose : les effets de l’opération sont-ils permanents ?
Je connais peu le genre de la science fiction mais j'ai mordu et lu d'une seule traite. Ce qui m'a troublé c'est que j'ai lu dans une revue scientifique qu'une thérapie génique de ce genre était expérimentée. Lorsque la fiction dépasse la réalité...

Eugénie Grandet  de Balzac

Je viens de le relire car c'est le livre de Balzac que je préfère : mon côté "cendrillonnite chronique" sans doute. Je reste émue par la compassion naturelle qu'elle éprouve pour les membres de son entourage, même quand elle sait qu'elle est ou sera flouée. Elle aime "à vide" mais que c'est beau !

Murmure Christian Lagrange 

Album jeunesse à offrir. Il illustre une citation de Rabelais  
 "la moitié du monde ne sait comment l'autre vit" (Rabelais).
C'est l'histoire d'une petite fille qui communique par l'intermédiaire d'une petite souris avec un petit garçon de l'autre côté du mur.On voit naître une amitié dans un contexte de guerre suggéré.
Illustrations sobres, sombres aussi comme l'inquiétude latente joyeuse après l'angoisse.

Le procès des étoiles Florence Trysmam

C'est l'histoire véridique et complètement  folle de l'expédition géodésique française qui part en 1735 en Amérique du Sud pour mesurer l'arc du méridien terrestre.  Seuls deux savants rentreront en France.
 Je ne parviens toujours pas à concevoir le degré de cette curiosité qui a poussé ces hommes à vivre ce qu'ils ont vécu, ces incroyables aventures...

Ecuador de Henri Michaux

Parce que !
et sa poésie bien sûr


Et pour finir sur les conseils de Max, merci mon fils !
Tout à l'égo de Tonino Benacquista
J'avais aimé Trois carrés rouges sur fond noir, Malavita,et j'ai adoré ces dix petites nouvelles cocasses, ironiques, touchantes, ou attendrissantes ; dix nouvelles dans lesquelles se débattent des personnages confrontés à des situations qui les dépassent. 

ça devrait suffire pour un moment non ?  





dimanche 5 janvier 2014

Le mardi



J'aime le mardi. C'est ma journée préférée.
Lever aux aurores. Petit déjeuner copieux  car mon dernier cours se termine  à 21H et je ne serai pas à la maison avant 22h30.
RER A : J'ai une place assise sans avoir à élaborer des ruses de Sioux. Lectures ou rêveries.
Je sors à la station de métro Saint Germain des prés, une des plus ventée du réseau.
Il fait encore nuit mais j'attends le printemps qu'annoncent des petits matins plus lumineux chaque semaine. 
J'aime ce trajet hebdomadaire dans ce quartier qui m'a tant fait rêver...
Un petit air de Dutronc trotte dans la tête. Paris est encore en pyjama. 
Quelques touristes et leurs bagages, égarés, cherchent leur adresse.
Les pavés du parvis de l’église sont encore humides
Le kiosquier fredonne. C'est le meilleur de Paris. On y trouve toute la presse française et de nombreux titres étrangers
Les agents de propreté s'invectivent  joyeusement,  histoire de plaisanter.
Les serveurs installent ou nettoient les tables rondes des deux cafés les plus célèbres de Paris. L'ombre de Simone de Beauvoir, de Sartre, plane.... Je pense à toi, Hélène. 
Je me permets un arrêt devant la librairie. Tous ces livres que je ne lirai jamais !!!
Je traverse quelques rues perpendiculaires au boulevard. A l'angle de la rue  des Saints Pères, je salue la statue du poète Tarass Chevtchenko dans le petit parc qui porte son nom, juste derrière l'église ukrainienne.
Je tourne à droite la rue suivante pour rejoindre la rue du prés aux clercs. Là les boutiques sont fermées et sombres. Je ne sais pourquoi mais cette rue vend beaucoup de linge de nuit, des pyjamas hors de prix, soixante euros la paire de chaussons douillets... Serait-ce un partenariat avec l'hôtel Saint Vincent dont la façade fleurie, superbe, égaie mon trajet qui se termine ?  
Je tourne à gauche rue de l'université, ralentis l'allure pour arriver juste à l'ouverture des portes  sans avoir à m’asseoir sur les deux bancs de pierre qui encadrent le bâtiment. 
J'y entre à 7h45 pétantes. 
La journée commence.




lundi 30 décembre 2013

BONNE ANNEE


               Je vous souhaite 
une bonne et heureuse année 2014.
De la santé, une belle énergie pour naviguer même par gros temps
Beaucoup d'Amour pour traverser les tempêtes 
et goûter la douceur des alizés
Une météo familiale clémente 
Du temps pour quelques escales amicales ? 
cc


                       

dimanche 29 décembre 2013

Lectures (2)




Petite rubrique sur les livres qui m’ont marquée en cette fin d’année
Milena Agus : une vraie découverte que cette auteure italienne. J’ ai plongé dans son oeuvre et j’en veux encore encore .Un univers plein de finesse, de poésie, avec en même temps, une langue légère ancrée dans la  rugosité du quotidien. J’ai pensé à ma grand-mère, j’ai retrouvé un ton, une malice, une fantaisie …
 Mal de pierre ***** ou la force de l’imagination parfois fantasque pour des petits arrangements avec le quotidien. Génial ! Vraiment !
Le voisin **** : petite nouvelle où deux êtres étriqués dans leur petite vie se sauvent mutuellement.
Battement d’ailes *** Portrait d’une femme entière, incomprise, un peu fêlée, marginalisée par sa résistance aux promoteurs immobiliers qui cherche (maladroitement) l’amour et décrite par le prisme d’une jeune adolescente. Portrait d’une Sardaigne illuminée de soleil, et de ses paysages préservés de la côte sarde.
La comtesse de Ricotta. On peut éviter.

 Tours et détours de la vilaine fille : Mario Vargas Llosa
Les premiers livres n’avaient rencontré aucune sympathie chez moi mais c’est un prix Nobel de littérature… Je voulais donc creuser un peu l’œuvre et me donner l’occasion de passer outre mes premières impressions. Et bien non ! C’est pire encore avec celui-ci. L’histoire d’un homme subjugué par une femme qui  se donne, se reprend. Il la retrouve pour mieux la perdre et ce, pendant un demi-siècle… Et lui, il accepte tout, se laisse manipuler avec classe certes. C’est l’histoire d’une obsession, d’une relation toxique. Je n’ai pas été sensible au style non plus, et étonnée de trouver tant de « cucuteries » chez un auteur si encensé.

Les femmes qui lisent sont dangereuses ***Claire Adler et Stéfan Bollmann
Cent trente tableaux de femmes qui lisent : corps recroquevillés ou alanguis, nus, légèrement habillés ou superbement vêtus, visages concentrés, rêveurs, et qui montrent cette formidable activité mentale.  Claire Adler, spécialiste de l’histoire des femmes, sollicitée par l’éditeur pour préfacer le livre de l’historien d’art allemand Stéfan Bolmann, surprise de ne rien trouver sur l’histoire des femmes et de la lecture a entamé une longue recherche sur ce thème. Ce livre en est le produit. Superbe. On regrette juste qu’il ne parle que de l’art occidental. Une analyse colorée très "féministe" qui, à mon avis date, pour laquelle en tous cas je garde quelques distances, quelques sérieuses réserves.
Relire bien sûr Une histoire de la lecture de Alberto MANGUEL

Le temps vieillit vite **** Antonio Tabucchi
Neuf petites nouvelles dans lesquelles Tabucchi tisse un réseau autour de ses  personnages pris dans les rêts du temps, un labyrinthe où l'on se perd, heureux  de rêver à ce qui pourrait être, a peut-être été ou peut être pas. Un monde pas forcément optimiste, parfois doux amer, nostalgique et toujours en arrière plan, la question philosophique posée par le temps, la mémoire.

J'allais oublier un petit roman que j'ai lu d'une traite avec un plaisir infini
Belle mère ****de Claude Pujade-Renaud
C'est l'histoire d' Eudoxie, qui devenue veuve va tisser, lentement une relation de coexistence avec son beau fils, un peu étrange et dérangé. Discrète, respectueuse, cette relation décrite sur 40 ans entre 1935 et 1983 va se révéler thérapeutique pour Lucien, pleine d'une tendresse distante dans les petits gestes du quotidien. Ce livre a obtenu le Goncourt des lycéens (Actes Sud). J'ai apprécié les qualités d'écriture, sans fioritures et ce beau portrait de femme simple, sobrement empathique.




vendredi 27 décembre 2013

Le Mucem

 Une petite carte postale d' Aix où sont nés les trois enfants et de Marseille où nous avons passé les fêtes de fin d'année.
Quelques vieux souvenirs, qui remontent à la surface, étudiante à Aix, travaillant à Chateau-Gombert, vieux quartier des romans de Pagnol, avec sa place aux joueurs de boules et l'école de mes tout débuts d'enseignante.  Non pas de nostalgie mais de doux souvenirs.
Pas eu le temps de visiter le Mucem mais une balade pour apprécier les extérieurs et une architecture superbe.