mardi 8 juillet 2014

Les frères Humboldt



Une exposition fort intéressante aujourd'hui sur ces deux frères que nous avons rencontrés plusieurs fois dans nos lectures : l'un qui restera dans l'histoire comme linguiste, Wilhelm, l'autre, géographe, scientifique : Alexander.
Comme je suis une éternelle sentimentale, j'ai été touchée par la relation fraternelle, par le partage de leur réflexions, leurs nombreux échanges, les nombreuses interactions, dans leurs parcours respectifs et tout au long de leur vie. Par exemple, Wilhelm a eu une importante correspondance avec Champollion et imposera à Berlin ses thèses sur le système de traduction des hiéroglyphes égyptiens qui suscitaient alors de nombreuses controverses ; Alexander, lui travaillera sur des hiéroglyphes d'Amérique, ramènera des codex mexicains, des cartes, des calendriers, des systèmes de numération pour mieux comprendre les rapports des habitants avec le monde qui les entourait et pour mettre en lumière les liens entre les différents systèmes. Et Wilhelm d'écrire comme en écho"L'étude des langues de la Terre est infiniment liée à l’histoire universelle des pensées et des sentiments de l'Humanité. Elle permet de décrire l'Homme dans tous les domaines et toutes les étapes de sa culture." (Fragments de monographies sur les Basques 1801).
Également, un tout petit autoportrait au crayon d'Alexander, émouvant, qui montre un homme au regard intense, tourmenté par la curiosité et par l'intelligence.
A noter aussi, la place de Caroline, l'épouse de Wilhlem et j'imagine les discussions passionnées, les questionnements partagés...
Ci-dessous la présentation de l'exposition par Bénédicte Savoy.

Les frères Guillaume (1767-1835) et Alexandre de Humboldt (1769-1859) appartiennent à la génération qui eut 20 ans en 1789.
Originaires de Berlin, cosmopolites, polyglottes, ils vivent en citoyens du monde à Londres, Rome, Paris et Vienne. Ils côtoient les plus grands esprits de leur temps : Goethe, Mme de Staël, Mme Récamier, Chateaubriand, Arago, Gay-Lussac, Schiller.
Ils sont la plus pure incarnation de l'esprit nouveau qui souffle alors sur l'ancien continent : la formidable mobilité sociale et géographique, le bouleversement des catégories mentales et de la sensibilité, l'espoir d'un monde ouvert.
Leur postérité, présente dans l'histoire des sciences humaines, l'anthropologie, la géographie, les sciences de l'Antiquité ou la linguistique, est immense. Ni la formation de l'Allemagne moderne, ni la construction de la Grèce des philhellènes ou des philologues, ni la réalité moderne des musées et de l'université, ni la mise en place d'un dense réseau scientifique européen, cette République des Lettres au cœur de l'histoire européenne, ne s'expliqueraient sans leur action.
En cette année de commémoration de la Grande Guerre, ils illustrent les communes valeurs qui unissent la France et le monde germanique par-delà les remous de l'Histoire : la fascination pour l'Antiquité, l'apologie du rationalisme, l'universalisme.
Faire revivre, au travers de ces deux frères, l'effervescence intellectuelle d'une époque où tout est possible, montrer leur capacité d'innover, leur engagement, leur ouverture au monde, telle est l'ambition de cette exposition de l'Université de recherche Paris Sciences & Lettres, la toute première en France à leur être consacrée.
Observatoire de Paris jusqu'au mois de septembre je crois.

lundi 23 juin 2014

Juin



Oh le joli mois de juin que celui-ci !
Douze jours doux et sereins, un lâcher-prise total jamais expérimenté jusqu'alors, pour moi du moins, Krako ayant été rattrapé par des urgences professionnelles.

Un trajet, des sites d’abord, associés à de très vieux souvenirs du temps où mon père travaillait de chantier en chantier : le pont du Gard, Lassalle et la  prospérité perdue de ses fabriques de soieries,  ma première école à Quissac, puis Bordeaux, une muséographie tout à fait remarquable de son musée des Beaux Arts et une expo nostalgique sur l'orientalisme, la côte Atlantique, Arcachon, le château de Preignac, les vignes de Podensac, Barsac et enfin, la bucolique vallée du Lot, Conques, Saint Cyr la Popie, Cajarc, Figeac, les villages noirs du Périgord...

Des rencontres et des retrouvailles : la fête des six soissantenaires à Lassalle, Taco un peu bedonnant, les tempes grisonnantes et séductrices de Philippe, la gentillesse empathique de Marianne et Guy, les  rides émouvantes et fort élégantes de mon p'tit frère Olivier. Ce fut aussi le  projet enthousiasmant de nos amis finlandais autour des archives de Gorsky, un p’tit rendez vous insolite avec Anne et la perception amusante d'une certaine communauté de vues, l'idée d'une cousinade en germe, sans oublier la cuisine étoilée de Luisa ma belle-sœur, enfin et surtout la complicité de mon indéfectible amie Hélène.

Tout cela vécu dans une sorte de torpeur physique et intellectuelle une paresse délicieuse, voluptueuse : le vélo, le GR 65, le kayak et la spéléo, tant pis, ce sera pour une autre fois !

Pour finir en musique ce petit périple, Tiens, La pavane Capricho d'Albéniz écrite pour piano mais je préfère la transcription pour guitare.
http://www.lamusiqueclassique.com/2012/06/isaac-albeniz-pavana-capricho/ 


dimanche 22 juin 2014

Lectures (5)


Le japon comme ma poche de Jean-Yves Cendray
C'est l'histoire d'un homme résolument sédentaire qui se contraint à  retrouver une soudaine demi soeur japonaise, fruit des amours illicites de son infâme géniteur. Il est désagréable, antipathique, renfrogné, bougon, misanthrope au possible et résiste à tous les étonnements du voyage.  A peine  se laisse-til  un jour détourner de sa grognerie devant le spectacle d'un temple pour aussitôt tempérer un enthousiasme qui lui aurait échappé par hasard.
C'est d'une drôlerie irrésistible ; la scène de son départ de Berlin et de l'inventaire des désagréments potentiels du voyage est inénarrable. C'est aussi une attaque en règle du mythe du voyage épanouissant car notre héros est d'une critique cinglante sur le comportement humain où qu'il se trouve.
 J'ai adoré et rit toute seule dans le métro ; Krako pas du tout !

Dix yuans pour un concombre de Celia Levi
Je coupe-colle l'article de Michel Abescat dans Télérama car je n'ai rien à ajouter si ce n'est une petite réserve sur le style qui parfois frise le cliché.
Le titre annonce la couleur. Cash. Dix Yuans un kilo de concombres. C'est d'argent dont il est question, la référence principale, la valeur indépassable d'un monde de plus en plus soumis à sa loi. Celle du capitalisme financier, dominant et arrogant. L'histoire se passe à Shanghai, où l'auteure, d'origine chinoise par sa mère, a récemment vécu pendant un an.
Celia Levi met en scène un homme, Xiao Fei, et sa famille, recroquevillés dans leur maison située dans un quartier ancien et délabré, cerné par les pelleteuses, écrasé par le vacarme des chantiers alentours. De plus en plus près. Xiao Fei, qui appartient à la « génération des sacrifiés » de la Révolution culturelle, observe autour de lui les « immeubles s'émietter comme des gâteaux secs ». Au-dehors, le « progrès » est en marche, « l'argent, les voitures, les autoroutes » envahissent l'espace, avec la légèreté des bulldozers. Tandis que lui, totalement dépassé, ne rêve que de philosophie, d'amour et de calligraphie. « L'ordre du monde s'était inversé, les plus grossiers imposaient leur volonté, il n'y avait plus de place pour le raffinement et la culture. »
Redoutable portrait de la Chine contemporaine, violente, impitoyable aux faibles, formidablement inégalitaire, ce roman, aussi sensible qu'énergique, froid et brûlant tout à la fois, est plus généralement celui de notre monde globalisé, où l'homme a cessé d'être la référence. Avec, en filigrane, la fin d'une civilisation.

Enrico de Mouloudji

Ce livre écrit en 1945  est constitué de trois longues nouvelles et a reçu le prix de la Pléiade.
Il y parle de son enfance, raconte la maltraitance quotidienne dans une famille qui a de très gros problèmes entre l'alcoolisme du père et les désordres mentaux de la mère. C'est raconté d'une façon absolument effroyable et terrifiante : une violence inouïe dans un style poétique et presque distant. Étonnant !
A lire !

Mange-moi de Agnès Desarthes

J'ai succombé au charme puissant de ce petit roman et je vais me jeter sur ses autres écrits pour découvrir l'univers de cette auteure. C'est l'histoire de Myriam qui ouvre un restaurant et y joue, on le sent tout de suite toute sa vie, son énergie. La construction du roman est un peu échevelée comme son personnage principal, attachant, un peu fantasque, décalé, car on navigue entre les aspects matériels de sa fonction (éplucher, cuire, laver, acheter et un rapport aux aliments très personnel) et les méandres de ses réflexions, de ses considérations philosophiques qui accompagnent ces actions. Les personnages secondaires sont sympathiques et permettent de découvrir par petites touches  le parcours douloureux de cette femme généreuse, sensible aux autres. C'est écrit avec une fraîcheur incroyable, sur un ton joyeux même dans l'évocation de la vie fracturée, celle d'avant, et optimiste  dans sa recherche de "réparation"... Quelques très beaux passages sur la relation complice  frère/soeur et sur la poésie de l'acte culinaire.

Les mille et une nuits
Deux gros volumes de la collection Bouquins écrits en tout petits caractères. Depuis longtemps je voulais lire ces contes venus de Perse car je savais bien que les versions édulcorées proposées étaient très loin de la version originale ... On retrouve bien sûr la trame des contes, Sinbad le Marin, l'histoire d'Aladdin et de la lampe magique, de Ali Baba et des quarante voleurs,  de la princesse Amande ... Mais ce sont des contes pour adultes,  d'un érotisme très suggestif et littéraire absent de toutes les autres versions et reprises. Je lis parallèlement des articles sur le personnage de Shéhérazade et ce que les uns et les autres en ont fait :femme belle et intelligente qui sauve ses comparses ? Femme perverse ? Lire l'article de Malek Chebel qui introduit les figures de ce personnage selon les époques et les versions http://www.lepoint.fr/arts/qui-es-tu-sheherazade-20-12-2012-1608708_36.php
 C'est une structure de contes enchâssés, en tiroir. On y trouve tout le panel des contes décrit par Vladimir Propp : des contes de ruses, des facéties, des histoires merveilleuses, initiatiques, animales, des métamorphoses, des fables, des histoires d'amour, et LA ritournelle qui rythme les nuits.... "A ce moment de la narration, Schahrazade vit apparaître le matin et, discrète se tut. Mais lorsque la fut la xxxxxème nuit, elle dit :....."
On peut lire de façon non linéaire, par contes ou par nuits et même dans le désordre car c'est très long 1001 nuits !!!!

La femme en rouge de Andrée Chédid 

Petit recueil de nouvelles délectables. Courtes, intenses, foncièrement humaines.




dimanche 11 mai 2014

Chema Madoz

J'ai découvert ce photographe espagnol dans une expo à Paris cet hiver et je suis sous le charme. 
Chema Madoz photographie des objets glanés ici et là, les extrait de leur banalité,  les marie, les détourne de leur fonction première, et cela produit des images inattendues, décalées, poétiques, étranges. Quelque chose entre poésie, surréalisme et sourire.





sans le nommer

...................................
 Du mal qu'une amour ignorée
Nous fait souffrir,
J'en porte l'âme déchirée
Jusqu'à mourir.
Mais j'aime trop pour que je die
Qui j'ose aimer,
..........................................

Alfred de Musset
(Chanson de Fortunio)
photo : Chema  Madoz

mardi 6 mai 2014

Ma tribu



 La Sainte Victoire était hier en blanc et violet.
Lumineuse et rugueuse à la fois.
Pas le temps de la randonner pour cause de mariage de ma sœur. 
Hélène, c'est quand tu veux ! Comme autrefois !
Et vous autres aussi !
L' occasion ce week-end de rassembler ma tribu à Aix.
Un pur bonheur !

lundi 28 avril 2014

photographes voyageurs

Itinéraires de photographes voyageurs
Bordeaux avril 2014, des expos en veux-tu en voilà !
Je n'ai pas eu le temps de tout voir, mais je m'autorise cependant un petit commentaire. 
 Je ne mentionnerai pas les images inquiétantes de Marine Lanier ni celles de Umbra pour ses jeux d'ombre et de lumière végétale sépia, ni même celles d'Aurelia Fray pour laquelle j'ai une tendresse particulière (à cause d'une autre de ses séries sur le Fayoum petit village égyptien qui nous a accueillis, il y a si longtemps...)
 Je ne retiendrai donc que  les photos de Andrea et de Zaïda car elles sont consolatrices et qu' en ce moment  j'ai besoin d'être cocoonée, pas bousculée; un besoin  de poésie, de beauté, de plaisir.
Andrea Schmitz pour sa série "Vision" : Hambourg sous la neige.
Zaïda Akersen pour "My white desert" qui me rappelle "MA" Finlande. J'ai retrouvé le contraste entre l'intérieur, bulle intime qu'est ce petit mökki en rondins de bois- la chaleur du thé, la lumière des bougies, le confort des coussins- et l'extérieur. J'aime ce presque blanc, ce à peine bleu  (tiens ! Ce sont les deux couleurs du drapeau finlandais !), les bruits étouffés par la neige, ce silence étrange, qui rend solitaire, cet espace vide qui, selon où se posent les yeux, se rétracte ou au contraire s'élargit jusqu'à l'infini, une lumière givrée et piquante, le froid parfois extrême qui, paradoxalement, brûle à l'intérieur, comme pour rappeler qu'on est encore vivant !  

 
 Non, je ne regrette rien, mais j'aime me souvenir. Jamais je n'aurais imaginé, moi l'italienne, lorsque je pleurais toutes les larmes de mon corps à l'annonce de notre nouvelle destination - Helsinki alors que nous étions à Alger - que ces années là seraient exceptionnellement denses. Jamais  je n'aurais imaginé aimer ces paysages,  prendre goût à la force du silence, me découvrir Autre (comme la seconde face de Janus) et enfin repartir différente*, avec une sensorialité modifiée et un nouveau filtre d'appréhension du monde.  Merci Claudine, Mikko, Pentii, ... à qui je dois cette mutation.
*Et avec un troisième petit baby






samedi 26 avril 2014

lectures (4)

(Photo de Adeline )
Longs trajets en RER.
Du temps pour lire, relire mais pas autant que je l'espérais, du travail inattendu est arrivé.
Mais quand même je suis en état de vous proposer :

PLAGE de Marie Sizun ****
Une plage bretonne, une pension de famille :  Marie a rendez vous avec l'homme qu'elle aime. Pendant cette semaine elle va réfléchir, revivre leur rencontre, et petit à petit comprendre l'évidence : il ne viendra pas.
Cette attente va la transformer; la révéler à elle-même. C'est beau, fin, pas forcément triste mais il se dégage une très grande solitude de ce texte court et bien écrit.

Des phrases courtes ma chérie  de Pierrette Fleutiaux****
L'auteur raconte l'accompagnement de sa mère dans  la grande vieillesse ; c'est aussi l'histoire d'une relation mère/fille, dans toute son ambiguïté et sa complexité car l'auteur  entrevoit en miroir son propre vieillissement et ce qu'il implique pour elle même.  Ce livre fourmille d'observations fines et , de descriptions de tout petits faits  sur la modification  que l'âge apporte, une analyse juste et cruellement lucide. J'ai été bouleversée par cet écrit autobiographique.

Un train pour Lisbonne de Pascal Mercier*****
Une femme mystérieuse qu'il sauve du suicide, un  livre découvert par hasard vont bouleverser la vie du très sage et érudit  Raimond Gregorius. Un jour, en plein cours de latin, il se lève et part sur les traces de l' auteur de ce livre  : Amadeu de Prado. L'enquête l'entraîne dans une ronde de personnages fortement dessinés qui l'ont connu. Leurs témoignages convergent vers cet homme et cernent en même temps, comme par une série de cercles concentriques, la personnalité de Gregorius.
C'est tout à fait étonnant, remarquablement écrit et j'aurais tellement aimé que cet écrivain existe vraiment ! A lire absolument !

Bizarre de Roal Dahl et Kiss kiss****
On connait bien cet auteur anglais pour ses  livres jeunesse. Ces écrits là sont d'un tout autre genre. Pour adultes confirmés !
Des petites nouvelles drôles, cocasses, loufoques,  à la frontière du comique et du fantastique. Délicieux.

L'Amour au temps du choléra De  Garcia Marquez.*******
Ce géant de la littérature sud américaine est décédé il y a quelques jours. Je relu celui-ci. Je crois que c'est mon  préféré.
A la fin du XIX siècle, en Colombie, deux jeunes gens ,  Fermina Daza et Florentino Ariza, s'aiment.  Bravant les interdits, en cachette, ils échangent des lettres d' amour. L'histoire veut que Fermina rejette Florentino et épouse Juvenal Urbino, médecin , issu d'une famille riche. Elle oublie un peu vite que Florentino lui avait dit qu'il l'aimerait pour l'éternité.... Elle vit sa vie de femme mariée avec enfants, petits-enfants et drames du quotidien, sans amour. Lui passe sa vie à l'admirer de loin, à l'aimer en silence, en prenant soin de ne pas aimer une autre femme pour ne pas la trahir. Plus de 50 ans après,  Fermina est veuve et il  renouvelle sa déclaration à Fermina. Est-ce que des personnes de plus de 70 ans peuvent s'aimer et retrouver ce qu'ils ont perdu?
L'Amour au temps du choléra est l'histoire de toutes les formes que prend l'Amour, de toutes ses déclinaisons possibles.
D'abord l'amour passionné, platonique, épistolaire, romancé et idéalisé de deux jeunes gens à la fin du XIX siècle. Puis l'amour raisonnable d'un couple qui grandit, qui se fortifie avec les années communes, quand chacun devient indispensable à l'autre. « Ils étaient comme un seul être divisé en deux...ensemble, ils avaient dépassé les incompréhensions quotidiennes, les haines instantanées, les mesquineries réciproques.... ce fut l'époque où ils s'aimèrent le mieux, sans hâte et sans excès, et tous deux furent plus conscients et plus reconnaissants que jamais de leurs invraisemblables victoires sur l'adversité. »
Il y a aussi les amours purement physiques de l'homme seul qui attend son élue. Et puis l'amour qui arrive à une époque de la vie qui n'espère plus, qui est censé ne plus rien attendre, amour capable encore de faire des miracles ou de folles actions : l'Amour du troisième ou quatrième âge…
Quelle extraordinaire façon d'écrire pour aborder la totalité du sentiment amoureux dans toute son imperfection mais aussi sa force et sa beauté !Un livre rempli de poésie, d'espoir dans une langue magnifique,sensorielle.
C'est un livre qui marque dont les traces subsistent longtemps après l'avoir refermé. Superbe !
ierrette Fleutiaux nous conduit dans les sables mouvants où l'a entraînée la vieillesse de sa mère. Mère qui, pour les rédactions, à l'école, lui conseillait "des petites phrases courtes". La remarquable romancière, qui renonce pour la première fois à la fiction, réussit par une "mise en tension des mots" à pénétrer des mondes qui, sans les moyens qu'exige la littérature, "resteraient inconnus". Le récit s'articule en chapitres porteurs de mots clés, qui retracent l'existence de la vieille dame, depuis son départ, pour cause d'études, de la ferme de ses parents jusqu'à sa résidence de retraite dans une petite préfecture du Limousin où sa fille lui rend visite régulièrement, jusqu'à la fin. Pendant sept ans. Cet ultime accompagnement, où jamais la tendresse n'empêche la lucidité, est un modèle de finesse. De tact. D'intelligence. Un chef-d'oeuvre.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/des-phrases-courtes-ma-cherie_805355.html#cqc09R6FUgOuVhmA.99
ierrette Fleutiaux nous conduit dans les sables mouvants où l'a entraînée la vieillesse de sa mère. Mère qui, pour les rédactions, à l'école, lui conseillait "des petites phrases courtes". La remarquable romancière, qui renonce pour la première fois à la fiction, réussit par une "mise en tension des mots" à pénétrer des mondes qui, sans les moyens qu'exige la littérature, "resteraient inconnus". Le récit s'articule en chapitres porteurs de mots clés, qui retracent l'existence de la vieille dame, depuis son départ, pour cause d'études, de la ferme de ses parents jusqu'à sa résidence de retraite dans une petite préfecture du Limousin où sa fille lui rend visite régulièrement, jusqu'à la fin. Pendant sept ans. Cet ultime accompagnement, où jamais la tendresse n'empêche la lucidité, est un modèle de finesse. De tact. D'intelligence. Un chef-d'oeuvre.
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/des-phrases-courtes-ma-cherie_805355.html#cqc09R6FUgOuVhmA.9



 

samedi 19 avril 2014

Deux expos



















Deux expositions qui méritent le détour,  toutes les deux sur  ce pays  : la Chine
Celle de Jules  Itier, douanier de profession, qui montre les premières photos de Chine en Occident prises en 1844. Exposition très didactique au théâtre national de l'Agora à Evry qui devient une antenne du musée de la photographie Abert Khan. On comprend les difficultés des premiers temps à faire un daguerréotype c'est à dire à former une image sur  une plaque de verre et l'évolution de la technique.  Passionnant !

La seconde : Terracotta daugters de Prune Nourny
 Dans la continuation de son projet Holy Daughters en Inde, Prune s’intéresse aujourd’hui sur la sélection du sexe en Chine. Elle infiltre la culture locale et s’inspire des fameux soldats de Terracotta, (X'ian)  si symboliques, pour créer une armée de 116 Terracotta Daughters, grandeur nature.
Au 104 jusqu'en août.

lundi 17 mars 2014

A 30 km de Paris

photo 1-1
photo 1-2
Derrière chez moi, savez-vous quoi qu'il y a ?
Il y a un p'tit bois derrière chez moi,
Il y a des chemins qui sentent la noisette
Il y a très tôt le matin un héron qu'on dérange 
des oiseaux qui pioupioutent  
des lapins qui folâtrent et parfois un chevreuil 
aussi peureux que les violettes qui s'étalent à l'ombre du sous-bois
Et tant de choses encore
Il y a tout ça derrière chez moi
A 30 km à peine de Paris.


Pourtant j'ai des envies d'ailleurs. 
Puissantes.
J'ai lu Sépulveda et depuis 
je rêve de voir fleurir le désert d'Atacama 
de traverser le haut plateau bolivien
de visiter Cartagena de Indias
de monter au Chimborazo
de visiter l'île des géants en Birmanie
et  de voir, enfin ! la baie d'Along.
Quelques projets en route de poste intéressant (chut !) 
qui me permettraient d'allier finances et voyages....